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Le Mépris - Remy Donnadieu
Le Mépris

Le Mépris...

Le mépris au phrygien attribut
De dédain azur revêtu
Fier de toute sa suffisance
Salue le quidam dans la rue
Avec ce regard noir de France

De son quinquennat bafoué
Elus par ses vieux ainés
A l’origine du désastre
Il se sert de nos destinées
A briller plus que les astres

Faux sage aux mots bien divagants
Il va offrant ses lâches sentiments
Quant le peuple découche
De temps en temps d’un ouragan
En vieux diable il les mouche

Le Mépris...


(Rémy)

 

****

D’une corolle d’argent
Parmi le fil de soie d‘une araignée folle, vois !

Un souffle de bronze gante de cuir vert la passiflore , ô cristal fragile forêt émeraude qui chante comme une nymphe aux étoiles - de caribe en silla !

Vois !

La vestale offre sur un écrin de velours noirs, des tenues légères de vermeils , et des papillons volages brochent sa chevelure….
Des jasmin aux fragrances blanches semées sur le vent, des bois noirs précieux palais d’orient, des oiseaux plumés d’arc en ciel, de fines lianes de tendresse enlacent le saule en majesté qui salue d’eau.

Tels un saltimbanque aux geste rêveur, au théâtre des champs, la terre et le ciel embrasent les villes de marbre blanc, les cris des hirondelles d’Afrique déposent avec l’orage une goutte de rosée épicée et forte…..

Vois !

 

****

L'univers d'un mangeur de rêves !

L'univers d'un mangeur de rêves à de lourd secret
Un parfum immobile aux fragance du souvenir
Des étoiles ivres et des univers saouls
Que la réalité se refuse de nous offrir ...

...Alors que la nuit nous donne en silence
Un rêve froid qui fait naitre
Deux flocons légers de songes en errance

Le givre onirique d'une main de maître
Sculpte ton sommeil dans tes draps de marbre
Et germe tes chimères en un fruit mur chutant de l'arbreAfficher la suite

****

 

On à posé
Dans mon galurin
Un oiselet
Sur mon destin
Un cigare
Sur ma Havane
Et mis ma prose en panne

Allo mes baisers
Comment en donner

Empereur de ma savane
Qui prévois l’avenir

Cherchons ailleurs la couronne
Emaillée en nacre désir
Tressée de fous rires
En un collier de femmes aphone
A l’air vainqueur

Jonglerie de mots imaginaires
Qui me trahit
Avec une châtelaine dans mon lit

 

***

Vivre à l’envers pour voir l’endroit
Au décor de chair de poule sur toi
Celui qui frissonne ma belle altière
Nous ébattant tendrement terre à terre

D’ici j’écris à l‘endroit …

Je rêve de cheveux d’elle
Caressé la nuque de l’ange
Poil dans la main et plume à l’aile
Mes yeux affamés me démangent

D’ici au bord d’elle j’écris l’envers….

Dans mon vol je vois son chapeau
Je la couve de mes appeaux
Epris de tout son être, je me jette
Et me brule à sa vulve allumette

D’ici j’écris en angle droit…

Homme je suis à elle
Femme près de mes ailes
Au nids des nos des envies éternelles
L’union des anges est solennelle Sacrilège Andalou

***

 


Si j’osais … Défaire l’habitude en aventure

 

T’offrir de l’or au désir creux de nos humeurs

Vivre à contre temps cette valse des rumeurs

Habiller nos attentes d’une robe pure …

 

Viens ! Viens ! Viens ! On va repeindra la lune

Viens …Avec le proue vive d’un brise cœur

Viens ! Viens ! Viens ! On va contre l’ infortune

 

Si nos secrets perdent le sentier des errances

Le jardin de nos jours a vu faner la fleur

Et elle y parfume les valises de nos erreurs

Au quai de gare on attend nos trains d’impatiences …

 

Viens ! Viens ! Viens ! On va repeindra la lune

Viens …Avec la proue vive d’un brise cœur

 

Viens ! Viens ! Viens ! On va contre l’infortune

 

La vie froissée ranime l’ébat de nos élans

Les draps de l’aube humide ont épousées nos courbes

La émois s’évaporent en des caresses fourbes

En nos partitions vont aux limites d’un temps …

 

Viens ! Viens ! Viens ! On va repeindra la lune

Avec la proue vive d’un brise cœur

Viens ! Viens ! Viens ! On va contre l’infortune

 

De nos; "à fleurs de peau" cueilles y les saisons

 

Que l’hiver passe et le printemps soit le prélude


Que l’été soit l’ivresse de nos solitudes

Contre moi déposes l’ivresse des passions

 

Viens ! Viens ! Viens ! On va repeindra la lune

Viens ….Avec La proue vive d’un brise cœur

Viens ! Viens ! Viens ! On va contre l’infortune

 

(Rémy)

...

Sacrilège Andalou

Sur l’âpre blancheurs des poussières des arènes
Du tourment d’une mise à mort je perçois ta clameur
Ce désir fou pleure de sanguines humeurs
Dans le galop de l’ivresse Séville m’entraine

Sacrilège Andalou
Ectoplasmes
Argile des fantasmes

Arrogance féline au arme d’un roi déchu
La banderille assassine en faux fuyant blesse et tue
Muleta pourpre comme la colère
La Faena troisième acte le met à terre

Sacrilège Andalou
Ectoplasmes
Argile des fantasmes


Et l’acier de Tolède jaillit tel un loup
Méprisant la vie en un rythme éperdu
Il git dans le serge rouge le taureau Andalou
Sous la pluie ardente de la clameur d’un public saoul


Sacrilège Andalou
Ectoplasmes
Argile des fantasmes

Monde libère tes démons arrogants
Aux courbes d’un compas mystérieux
Pour tracer la folie des hommes couleur de cyan
Sur le tombeau des âmes que parcourent des lucioles de feu

Sacrilège Andalou