Né en 1962, il a baroudé et exposé un peu partout. Ces débuts se feront dans le monde de la BD, la Déco, l'Ecriture, la Peinture puis il s'orientera définitivement vers la photo en 1995.
Avec ses images en mouvement ou non, Rémy photographie l'inconnu qui est devant nous et que l'on ne vois plus.
Sa passion de l'âme, dans l'esprit humaniste pour les effarouchés urbains, n'a d'égale que sa passion du caractère.
Ses héros sont embarqués, au sens pascalien, entre le pari et la Providence.
Ils ont la beauté de l'insoumission. D'où la tension et l'enjeu de la " prise de vue " : comment voir ce qui dépasse ? Comment communiquer ce qui relève de l'esprit par ce qui relève de la perception ?
En ne photographiant que ce dont il a absolument besoin.
C'est pourquoi dans ses vues il y a peu de monde, dans ses forêts moins d'arbres, sur ses routes moins de voitures, dans ses chambres moins d'objets. Sur ses visages pas de maquillage, dans ses clichés peu de modulations, moins de bruit qu'au cinéma tout court, plus de silence, moins de musique, plus de son.
Et c'est ainsi que mettant toute chose à nu, du corps d'un Roi de la rue à l'âme du condamné, il nous fait passer de l'autre côté des apparences, au cœur même de la partie qui se joue entre Dieu et Diable probablement.
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